Capparis micracantha

Famille : Capparaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Michel Olivié

 

 

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Originaire du Sud-Est asiatique Capparis micracantha est un petit arbre ou arbuste sarmenteux qui atteint 5 m de haut © Giuseppe Mazza

Cette espèce est originaire du Cambodge, de la Chine (Guangdong, Guangxi, Hainan et Yunnan), des Philippines, de l’Inde (îles Andaman et Nicobar), de l’Indonésie (Java, Kalimantan, iles Moluques, petites îles de la Sonde, Sulawesi et Sumatra), du Laos, de la Malaisie, du Myanmar, de Singapour, de Taïwan, de la Thaïlande et du Vietnam où elle vit dans les fourrés et en bordure des forêts, depuis le niveau de la mer jusqu’à environ 2.000 m d’altitude.

Le nom du genre vient du grec "kapparis" = câpre, déjà mentionné par Hippocrate au Ve siècle av. J.C. et par Théophraste (IVe siècle av. J.C.) et à son tour dérivé probablement de l’arabe "kabbar". Le nom de l’espèce est la combinaison de l’adjectif grec "mikros" = petit et du substantif "akantha" = épine, l’explication étant évidente.

Noms communs : caper-thorn (anglais), ketket kayu joli (balinais), xiao ci shan gan (chinois), balung, kledung (javanais), kanchoen bai dach (khmer), say sou (laotien), melada (malais), salimbagat (tagalog), chingchee, nuat maeo daeng (thaïlandais), cap gai nho, bung chè, mam gai (vietnamien).

La Capparis micracantha DC. (1824) est un arbuste sarmenteux ou petit arbre sempervirent, haut de 2 à 5 m, à l’écorce grisâtre, aux branches retombantes comportant à la hauteur des nœuds des stipules épineuses, droites ou légèrement recourbées et longues de 1 à 4 mm. Les feuilles, portées sur un pétiole long de 1 à 1,5 cm, sont simples, alternes, oblongues-elliptiques à oblongues-lancéolées, longues de 10 à 25 cm et larges de 5 à 10 cm, à l’apex obtus ou pointu, coriaces, de couleur vert clair et brillantes.

Les fleurs, bisexuées, en groupes de 2 à 7, disposées en file aux aisselles supérieures même en l’absence de feuilles, de 3 à 4,5 cm de diamètre, ont 4 sépales concaves oblongs-ovés, longs de 0,6 à 1 cm et larges de 0,4 cm, de couleur vert pâle, 4 pétales blancs avec une bande jaune d’abord puis tendant vers le pourpre foncé, pubescents, oblongs-lancéolés, à l’apex arrondi, longs de 1 à 2 cm et larges de 0,4 à 0,7 cm et 16 à 40 étamines blanches longues de 1,8 à 2,5 cm.

Le fruit est une baie sphérique à ellipsoïde, de 3 à 7 cm de long et de 3 à 4 cm de diamètre avec 4 sutures verticales, de couleur verte à l’origine et rouge foncé à maturité, qui contient de nombreuses graines réniformes de 0,7 cm de long, 0,5 cm de large et 0,3 cm d’épaisseur, de couleur rouge foncé et plongées dans une pulpe blanchâtre à demi transparente.

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Fleurs bisexuées disposées en groupes de 2 à 7 et atteignent 3-4,5 cm de diamètre. Une espèce cultivée localement comme ornementale mais connue surtout en Asie pour ses diverses vertus médicinales comme analgésique, antibactérien, anti-inflammatoire, antipyrétique, diurétique et pour les soins de l’asthme et de l’hypertension © Giuseppe Mazza

On reproduit cette plante en semant ses graines dans un terreau sableux maintenu humide à la température de 24 à 26° C.

C’est une espèce répandue dans une vaste zone du Sud-Est asiatique où elle est tenue en haute estime par les populations locales en raison des vertus médicinales qui lui sont attribuées. Les parties utilisées de cette plante, ses modalités d’usage et les pathologies pour lesquelles elle est utilisée dans la médecine populaire varient sensiblement d’un lieu à l’autre. Elle est employée le plus généralement comme analgésique, antibactérien, anti-inflammatoire, antipyrétique et diurétique et pour soigner l’asthme et l’hypertension. Ses constituants bio-actifs font l’objet de recherches en vue de leur utilisation éventuelle dans la médecine officielle.

Elle est parfois utilisée pour ses fleurs ornementales dans les jardins tropicaux et subtropicaux où elle est exposée en plein soleil ou au plus sous un léger ombrage. Elle n’est pas particulièrement exigeante en ce qui concerne les sols, à condition qu’ils soient bien drainants, mais pousse le mieux dans ceux qui sont riches en substances organiques. Les arrosages doivent être modérés car elle ne supporte pas l’humidité stagnante.

Synonymes : Capparis billardieri DC. (1824) ; Capparis callosa Blume (1825) ; Capparis conspicua Wall. (1832) ; Capparis odorata Blanco (1837) ; Capparis forsteniana Miq. (1870) ; Capparis roydsiifolia Kurz (1870) ; Capparis hainanensis Oliv. (1887) ; Capparis myrioneura Hallier f. (1906) ; Capparis bariensis Pierre ex Gagnep. (1908) ; Capparis donnaiensis Pierre ex Gagnep. (1908) ; Capparis venosa Merr. (1915) ; Capparis liangii Merr. & Chun (1934) ; Capparis petelotii Merr. (1942).

 

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