Carphalea kirondron

Famille : Rubiaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

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Originaire de Madagascar, Carphalea kirondron est une espèce de très grande valeur décorative © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire des forêts de l’ouest de Madagascar.

Le nom de genre dérive de l’adjectif grec “καρφαλέος” (carphaléos) = aride, sec ; le nom spécifique dérive de celui local.

Noms communs : flaming beauty, giant pentas (anglais).

Carphalea kirondron Baill. (1878) est un arbuste ou un petit arbre sempervirent, atteignant de 3 à 5 m de haut voire plus si on le laisse pousser, très ramifié.

Les feuilles sur un pétiole long jusqu’à 2 cm, sont simples, habituellement décussées (feuilles opposées, chaque paire subissant une rotation de 90 ° par rapport à la précédente), rarement en verticilles de trois, ovales-lancéolées à l’apex pointu et à marge entière, longues de 4 à 10 cm et larges de 2 à 5 cm, de couleur vert foncé brillant, coriaces.

Inflorescences en cymes terminales denses, de 10 à 25 cm de diamètre, portant de nombreuses fleurs au calice à 4 lobes de couleur rouge brillant, dont un, long de 1,5 cm et large de 0,6 cm dépasse en longueur les trois autres, et corolle, d’environ 0,6 cm de diamètre, au tube cylindrique mince, d’environ 1,5 cm de long, rouge à l’extérieur, et à 4 lobes ovales de couleur blanche. Les fleurs sont bisexuelles, mais présentent le phénomène de hétérostylie, avec des individus ne portant que des fleurs au style court et aux étamines longues (brévistyles) et d’autres seulement des fleurs au style plus long que les étamines (longistyles), ce qui favorise la fécondation croisée. Fruits indéhiscents obconiques, au calice hypertrophié persistant, ne contenant généralement qu’une seule graine.

Il se propage, bien qu’avec une certaine difficulté, par graines, préalablement immergées dans l’eau pendant une journée, dans un terreau organique drainant maintenu humide à une température de 24 à 26 °C, avec des temps de germination de 2 à 4 semaines, et par bouturage et marcottage.

Espèce de très grande valeur ornementale et paysagère, mais plutôt rare en culture, qui mériterait une plus grande diffusion dans les parcs et les jardins des régions tropicales et subtropicales pour sa floraison spectaculaire qui se prolonge pendant une grande partie de l’année, avec des fleurs uniques qui restent intactes pendant plusieurs mois, à utiliser comme spécimen isolé, pour réaliser des haies ou border les avenues.

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Inflorescences, en cymes terminales denses de 10-25 cm de diamètre, aux nombreuses fleurs au calice à 4 lobes ovales rouge brillant, dont un, long de 1,5 cm et large de 0,6 cm, dépasse en longueur les trois autres, et corolle, de 0,6 cm de diamètre, au tube cylindrique mince, long de 1,5 cm, rouge à l’extérieur, et à 4 lobes ovales blancs © Giuseppe Mazza

Il nécessite le plein soleil, ou tout au plus un léger ombrage, et des sols riches en matières organiques, drainants, maintenus presque constamment humides, mais sans stagnation, bien qu’il puisse supporter, adulte, de courtes périodes de sécheresse. La taille après la floraison contribue à maintenir un port compact et stimule la floraison. Il s’adapte bien à la culture en pot, dans un terreau drainant riche en humus, pour la décoration des espaces ouverts ou pour être abrité dans un environnement protégé, lorsque le climat ne permet pas de le laisser en permanence à l’extérieur, à une exposition aussi lumineuse que possible, avec des valeurs minimales de température non inférieures à 16 °C L’arrosage doit être régulier en été, plus réduit en hiver, en laissant légèrement sécher le substrat avant d’arroser à nouveau, et la fertilisation mensuelle, du printemps à l’automne, en utilisant de préférence un produit équilibré contenant des oligoéléments à la moitié de la dose indiquée sur l’emballage.

Synonymes : Alberta isosepala Baker (1882) ; Dirichletia insignis Vatke (1885) ; Dirichletia ternifolia Baker (1887) ; Carphalea ternifolia (Baker) Homolle (1937).

 

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