Coelogyne mayeriana

Famille : Orchidaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

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Coelogyne mayeriana surprend par la beauté composée de ses fleurs vert émeraude. Parfum de citron © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire de Bornéo, de Java, de Malaisie et de Sumatra, où elle pousse dans les forêts pluviales principalement le long des côtes.

Le nom de genre est la combinaison des termes grecs “koilos” = creux et “gyne” = femme, en référence au stigmate concave ; l’espèce fait référence au nom Mayer de deux curateurs, père et fils, du jardin botanique de Karlsruhe, qui ont fourni le matériel ayant permis sa description.

Coelogyne mayeriana Rchb.f. (1877) est une espèce herbacée au rhizome rampant d’où proviennent, espacés de 5 à 20 cm, des pseudobulbes piriformes de 5 à 9 cm de longueur avec, à l’apex, deux feuilles lancéolées longues de 15 à 35 cm et larges de 5 à 8 cm.

Les inflorescences, émises au centre de la végétation émergente, sont arquées, mesurant jusqu’à environ 40 cm, et portent de 3 à 10 fleurs au parfum de citron, de couleur vert émeraude clair, avec de nombreux verrues et marbrures blanches et des taches noirâtres sur le labelle.

Sépale central ovale-lancéolé long de 3 à 4 cm et large de 1 à 1,5 cm ; sépales latéraux semblables plutôt falciformes ; pétales lancéolés longs de 2 à 4 cm et larges de 0,8 à 1 cm ; labelle trilobé long de 3,5 cm au lobe médian large d’environ 1,6 cm aux marges crépues et ondulées ; colonne vert pâle longue de 1 à 1,5 cm.

Les fruits sont des capsules ellipsoïdales d’environ 5 cm de longueur et 2,5 à 3 cm de diamètre. La reproduction se fait par semis, in vitro, et par division de chaque section pourvue de 3 à 4 pseudobulbes.

Espèce appréciée pour la couleur verte de ses fleurs et les taches noirâtres sur le labelle, semblables à Coelogyne pandurata, nécessitant comme celle-ci un climat chaud et humide, avec des températures comprises entre 22 et 32 °C en été, une humidité de 70 à 90 % et un ombrage partiel, en hiver, des températures légèrement plus basses, comprises entre 16 et 26 °C, une luminosité maximale, mais sans soleil direct, et une humidité de 60 à 80 % ; en toutes saisons, une bonne circulation de l’air est fondamentale.

Les arrosages devront être réguliers en été, en laissant partiellement sécher le substrat avant d’arroser à nouveau, légèrement plus espacés en hiver, mais sans faire sécher complétement le substrat, en évitant la stagnation d’eau au niveau des feuilles de la végétation émergente.

Pour les arrosages et les nébulisations, on utilisera de l’eau de pluie, de l’eau osmosée ou déminéralisée ; les apports d’engrais, opportunément distribués afin d’éviter l’accumulation de sels, seront effectués pendant la période végétative, de préférence avec des produits équilibrés hydrosolubles, contenant des oligoéléments, à moitié de la dose conseillée sur l’emballage, voire moins.

Espèce cultivable en pots ou en paniers bas plutôt larges, compte tenu des dimensions relativement encombrantes de la plante, sur un substrat drainant et bien aéré qui peut être constitué d’écorce de calibre moyen, de sphaigne, de fibre de coco et de fragments de charbon de bois. Division et rempotages seront effectués au moment de l’apparition de nouvelles racines à la base des pseudobulbes qui ont terminé leur floraison.

L’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau international).

 

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