Comparettia speciosa

Famille : Orchidaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

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L’inflorescence de Comparettia speciosa atteint les 50 cm © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire d’Equateur et du Pérou, où elle pousse épiphyte dans les forêts humides entre 700 et 1500 m d’altitude.

Le genre est dédié au médecin et botaniste italien Andrea Comparetti (1745-1801) ; le nom d’espèce est le terme latin “speciosa” = beau, splendide.

Comparettia speciosa Rchb.f. (1878) est une espèce herbacée sempervirente à rhizome mince rampant d’où partent de courts pseudobulbes portant à l’apex une unique feuille coriace, oblongue, à l’apex pointu, longue de 10 à 25 cm et large d’environ 4 cm.

Inflorescences depuis la base des pseudobulbes, simples ou ramifiées, mesurant jusqu’à 50 cm, portant de nombreuses fleurs regroupées dans la partie terminale, de couleur orange rougeâtre avec des stries longitudinales rouges, en particulier sur le sépale dorsal et les pétales ; comme chez Phalaenopsis, à la fin de la floraison, de nouveaux bourgeons floraux peuvent se développer depuis les nœuds les plus bas de l’inflorescence.

Le sépale dorsal est ovale à l’apex pointu, long d’environ 1,5 cm et large de 0,5 cm ; les sépales latéraux sont soudés, concaves, avec à la base un éperon recourbé et pointu, long de 3,5 cm. Les pétales ovales, à l’apex pointu, sont longs d’environ 1,2 cm et larges de 0,5 cm et le labelle, trilobé, très allongé, est long d’environ 2,5 cm et large de 3 cm ; la colonne est courte, environ 0,8 cm, verdâtre, l’anthère est blanche. La reproduction se fait par semis, in vitro, et par division.

Petite orchidée aux fleurs particulièrement apparentes, exigeant une exposition ombragée, des températures presque constantes, avec des minimas autour de 14 à 16 °C, des maximas de 24 à 28 °C, des arrosages fréquents, mais sans laisser stagner l’eau au niveau des racines afin d’éviter la pourriture qui s’installe facilement, et une humidité atmosphérique élevée, 70 à 80 % ; elle ne nécessite pas de période précise de repos, seulement une légère réduction des arrosages en hiver ; un bon mouvement de l’air est fondamental.

On utilisera pour les arrosages et les nébulisations de l’eau de pluie, de l’eau osmosée ou déminéralisée ; les apports d’engrais, opportunément distribués et alternés, de façon à éviter l’accumulation de sels au niveau des racines, à laquelle elle est assez sensible, seront effectués de préférence avec des produits équilibrés hydrosolubles, contenant des oligoéléments, au quart de la dose conseillée sur l’emballage.

Elle sera, de préférence, montée sur écorce, radeau de liège ou de racines de fougères arborescentes s’il est possible de maintenir une humidité élevée, ou bien installée en pots ou en paniers sur un substrat très drainant, mais capable de retenir l’humidité, qui peut être constitué de fragments d’écorce associés à de la sphaigne, de l’agriperlite et avec ajout de charbon de bois. Les rempotages, quand cela est nécessaire, seront effectués au moment de l’apparition des nouvelles racines.

L’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau international).

 

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