Corylus avellana

Famille : Betulaceae

 

 

Texte © Dr Barbara Barisani

 

 

Traduction en français par Michel Olivié

 

 

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Un noisetier (Corylus avellana) au printemps chargé d’inflorescences mâles appelées chatons © Giuseppe Mazza

Le noisetier, encore appelé coudrier ou avelanier, ( Corylus avellana - L. 1753 ) ) est un arbuste buissonnant à feuilles caduques appartenant à la famille des Betulaceae.

Le nom du genre vient du grec « koris » = casque ( en référence à l’involucre foliaire du fruit ) tandis que l’épithète de l’espèce vient du nom de la ville d’Avella dans la province d’Avellino, important centre de culture des noisetiers.

Il est répandu en Europe, à l’exception du Nord de la Scandinavie, en Asie Mineure et en Afrique du Nord.

En Italie il pousse dans les plaines, les collines et les montagnes jusqu’à environ 1.400 m d’altitude.

Il préfère les terrains calcaires et secs.

C’est une plante colonisatrice capable de s’adapter à diverses conditions environnementales.

Il forme des fourrés, ses racines servant en effet de points de départ à de nouveaux bourgeons qui se développent en formant de nouvelles plantes.

Les milieux qu’il privilégie sont les bois clairsemés d’arbres à feuilles caduques ( les chênes surtout ), les bosquets d’arbustes et les clairières.

Ses noms communs sont : Haselnussstrauch ( allemand ), nocciolo ( italien ), hazel ( anglais ), avellano comùn ( espagnol ).

Le noisetier est un arbuste haut de 1 à 5 m. Son écorce est lisse, de couleur brun-grisâtre avec des taches éparses plus claires. Les branches les plus jeunes ont des poils rougeâtres et des poils glanduleux noirs.

Les feuilles sont alternes, portées sur un court pétiole et recouvertes de poils glanduleux, surtout le long des nervures de la face inférieure.

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À gauche, au milieu des chatons, on remarque une petite fleur femelle avec son étamine rouge. À droite un fort agrandissement de chatons chargés de pollen © G. Mazza

Le limbe est rond ou ovale, asymétrique, parfois partiellement lobé, avec une base cordiforme, un bord crénelé et un apex pointu. Les feuilles apparaissent en mars-avril.

Les inflorescences mâles ( les chatons ) se forment l’été sur les petites branches dépourvues de feuilles et restent visibles durant l’hiver sur la plante dépouillée de son feuillage. Les fleurs femelles se développent au printemps en même temps que les feuilles. Elles son petites et peu visibles car cachées parmi les bourgeons des rameaux âgés d’un an qui ne laissent apparaître que les jolies étamines rouges.

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Les noisettes, en groupes de 2 à 5, mûrissent en août-septembre © Giuseppe Mazza

Parfois les inflorescences mâles, qui sont très sensibles aux variations de température, mûrissent et dispersent leur pollen avant la maturation complète des fleurs femelles, ce qui nuit à la pollinisation.

De plus cette espèce est souvent auto-stérile, c’est-à-dire que la pollinisation n’est pas possible à partir des fleurs d’un même individu. Pour résoudre ce problème on alterne dans les cultures des plantes de diverses variétés à la floraison échelonnée. Les fruits, les noisettes, sont réunis en groupes de 2 à 5 unités et mûrissent aux mois d’août et de septembre. Ils sont entourés d’une bractée subdivisée en plusieurs éléments au bord dentelé, dotés d’une paroi ligneuse et ont des formes diverses, de rondes à oblongues.

Le bois de noisetier est blanc-rougeâtre, facile à travailler parce que tendre et flexible et est utilisé dans la fabrication de revêtements.

Les cotylédons du fruit sont très oléagineux. On en extrait par pressage une huile comestible au goût agréable qui est aussi employée dans l’industrie cosmétique pour ses propriétés émollientes.

Les feuilles et l’écorce contiennent des tanins et des résines, substances auxquelles on reconnaît des propriétés astringentes, anti-inflammatoires, fébrifuges et dépuratives. La présence de noisettes, même sous forme de traces, est indiquée en vertu d’une prescription légale sur les étiquettes des produits alimentaires parce qu’elle peut être la source d’allergies.

Le noisetier est largement cultivé pour ses fruits qui sont très recherchés par l’industrie de la pâtisserie. Parmi les cultivars italiens les plus répandus on mentionnera la Tonda Gentile delle Langhe ( Langhe, Piémont ), la Tonda Gentile Romana ( province de Viterbe, Latium ), la Tonda di Giffoni ( province de Caserte en Campanie ), la Nostrale ou Siciliana ( Sicile ).

On cultive aussi de nombreuses variétés ornementales parmi lesquelles on citera la variété retombante, la variété tortueuse, la variété « Aurea » au feuillage doré et la variété fusco-rubra aux feuilles rouges.

 

Les archives photographiques de Giuseppe Mazza

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