Cynorkis purpurascens

Famille : Orchidaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

L’espèce est originaire de Madagascar, de l’île Maurice et de la Réunion où elle pousse habituellement dans les forêts humides sur les rochers recouverts de débris végétaux et de mousse, moins fréquemment épiphyte sur les arbres, du niveau de la mer jusqu’à environ 1700 m d’altitude.

Le nom de genre est la combinaison des substantifs grecs ‘’κύων, κυνός’’ (cyon, cynos) = chien et ‘’ὄρχις’’ (orkis) = testicule, en référence à la forme des tubercules ; le nom spécifique est l’adjectif latin ‘’purpurascens, entis’’ = tendant au pourpre, en référence à la couleur des fleurs.

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Cynorkis purpurascens est une orchidée terrestre, parfois épiphyte, décidue, à deux tubercules charnus et 1-2, feuilles basales longues de 20-45 cm © Giuseppe Mazza

Cynorkis purpurascens Thouars (1822) est une espèce terrestre, parfois épiphyte, décidue, à deux tubercules charnus pubescents oblongs et une, rarement deux, feuilles basales ovales-lancéolées à apex aigu et à marge entière, longues de 20-45 cm et larges de 4-12 cm, charnues, qui, en général, se développent simultanément à l’inflorescence.

Inflorescence racémeuse terminale, compacte, sur un pédoncule dressé long d’environ 25 cm, portant jusqu’à plus de 30 fleurs, sur un pédicelle et ovaire longs de 2,5-4 cm, de couleur rose pâle à pourpre, d’environ 2,7 cm diamètre ; il existe également dans la nature une forme albinos.

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Inflorescence de longue durée avec jusqu’à 30 éléments. Mériterait une meilleure diffusion horticole © Giuseppe Mazza

Sépale dorsal oblong à apex aigu, concave et recourbé sur les pétales et la colonne, d’environ 1 cm de longueur et 0,9 cm de largeur, sépales latéraux oblongs-falciformes à apex obtus ou aigu, horizontaux, longs d’environ 1,3 cm et larges de 0,6 cm, pétales lancéolés, longs de 0,6-0,8 cm et larges de 0,2-0,4 cm, labelle trilobé, long et large de 2-2,6 cm, aux lobes latéraux à apex tronqué et irrégulièrement resserré et au lobe médian bifide à apex irrégulièrement resserré ; un éperon long de 3-3,5 cm est présent à la base du labelle.

L’espèce est autogame.

Au niveau amateur, la reproduction se fait par division des touffes de plantes. Espèce peu cultivée qui mériterait une plus grande diffusion en raison de sa floraison de longue durée, quelques mois.

Décidue, elle nécessite des températures moyennes-élevées, de 22-30 °C, lorsqu’elle est en végétation, légèrement plus fraîches pendant la période de repos.

Le régime d’arrosage doit suivre de près le développement de la végétation, à la reprise végétative, au printemps ; on commence progressivement les arrosages, en faisant particulièrement attention à ne pas laisser d’eau sur les feuilles émergentes, de façon à maintenir le substrat constamment humide, mais sans stagnation ; à la fin du cycle, lorsque les feuilles tombent, les arrosages doivent être suspendus en maintenant le substrat seulement légèrement humide.

Elle est généralement cultivée en pots sur un substrat organique particulièrement drainant et aéré, à renouveler fréquemment car les tubercules sont facilement sujets à la pourriture lorsque le substrat tend à se détériorer.

Fertilisation, durant la période végétative, convenablement alternée avec les arrosages afin d’éviter l’accumulation de sels, en utilisant un engrais équilibré hydrosoluble contenant des oligo-éléments, au 1/5 de la dose recommandée sur l’emballage, voire moins.

L’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau International).

 

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