Dendrobium anosmum

Famille : Orchidaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

JPEG - 68.3 ko
Dendrobium anosmum est une épiphyte décidue tropicale © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire des Philippines, d’Inde, d’Indonésie, du Laos, de Malaisie, de Birmanie, de Papouasie Nouvelle-Guinée, du Sri Lanka, de Thaïlande et du Vietnam, où elle pousse épiphyte sur les arbres des forêts semi décidues jusqu’à environ 1000 m d’altitude, dans des zones caractérisées par un climat de mousson.

Le nom de genre est la combinaison des termes grecs “déndron” = arbre et “bios” = vie, en référence aux nombreuses espèces du genre qui vivent sur les arbres ; le nom d’espèce est la combinaison du préfixe grec “a” = négation, privation et “osmé” = odeur.

Noms communs : purple rain (anglais) ; hono-hono (hawaïen).

Dendrobium anosmum Lindl. (1845) est une espèce épiphyte décidue aux tiges arquées ou pendantes, noueuses, de 0,5 à 1,5 m de longueur et environ 1 cm de diamètre et aux feuilles distiques, alternes, oblongues à l’apex pointu, de 6 à 16 cm de longueur et 2,5 cm de largeur.

Les fleurs apparaissant à partir des nœuds des tiges après la chute des feuilles, solitaires ou par deux, rarement plus, sont de couleur rose à magenta avec un labelle pourpre à la base, intensément parfumées en dépit du nom d’espèce ; il existe une forme aux fleurs entièrement blanches.

Les sépales sont lancéolés, longs de 4 à 5 cm et larges de 1 cm, les pétales oblongs, de 4 à 6 cm de longueur et 2 cm de largeur, ondulés, le labelle est ovale à l’apex pointu, long d’environ 3,5 cm, pubescent, aux marges finement dentelées. La reproduction se fait par semis, in vitro, division et au moyen des jeunes plantes qui se forment après la floraison à partir des nœuds supérieurs et inférieurs qui n’ont pas porté de fleurs (en jargon “keiki”, qui, en hawaïen, signifie “fils”), et qui peuvent être détachées lorsqu’elles ont formé un bon appareil racinaire.

Une des espèces les plus appréciées du genre par la richesse de sa floraison de durée relativement longue, 2 à 3 semaines entre février et avril, lorsque les tiges sont privées de feuilles, présentant quelques difficultés de culture si on ne respecte pas l’alternance entre périodes sèches et périodes humides simulant ce qui se produit dans la nature.

Pendant la période végétative, en été, elle exige une exposition semi ombragée, des arrosages et des apports d’engrais abondants, des températures moyennes à élevées et une humidité atmosphérique élevée, 70 à 85 %.

JPEG - 91.7 ko
Les inflorescences forment des cascades spectaculaires, mesurant parfois plus de 1 m, de longue durée © Giuseppe Mazza

En automne, lorsque les feuilles commencent à tomber, les arrosages seront réduits jusqu’à être pratiquement suspendus totalement, mais en ayant recours éventuellement à des nébulisations périodiques afin d’éviter le flétrissement des tiges, la luminosité devra être élevée, voire quelques heures de soleil direct dans la journée, et les températures nocturnes voisines de 14 à 16 °C.

Dès que la nouvelle végétation apparaît à la base des tiges, les arrosages et les apports d’engrais seront repris progressivement.

Pour les arrosages et les nébulisations, on utilisera de l’eau de pluie, de l’eau osmosée ou déminéralisée ; les apports d’engrais, opportunément distribués de façon à éviter l’accumulation de sels, seront effectués de préférence avec des produits équilibrés hydrosolubles, contenant des oligoéléments, à la moitié de la dose conseillée sur l’emballage.

A cultiver de préférence en pots ou en paniers suspendus, étant donné son port retombant, sur un substrat drainant et bien aéré qui peut être constitué d’un mélange d’écorce de calibre moyen, de sphaigne, de fibre de coco et de fragments de charbon de bois, ou montée sur morceaux d’écorce ou de branche avec de la sphaigne à la base.

L’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau international).

Synonymes : Dendrobium macrophyllum Lindl. (1839) ; Dendrobium macranthum Miq. (1859) ; Dendrobium retusum Llanos (1859) ; Dendrobium superbum Rchb.f. (1861) ; Dendrobium scortechinii Hook.f (1890) ; Callista anosma (Lindl.) Kuntze (1891) ; Callista scortechinii (Hook.f.) Kuntze (1891) ; Dendrobium leucorhodum Schltr. (1912).

 

→ Pour apprécier la biodiversité au sein de la famille des ORCHIDACEAE et trouver d’autres espèces, cliquez ici.

 

Les archives photographiques de Giuseppe Mazza

_D-10-3_Dendrobium_superbum
Photomazza : 70.000 colour pictures of animals and plants