Dendrobium cochliodes

Famille : Orchidaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

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Dendrobium cochliodes est une épiphyte de Nouvelle-Guinée aux pseudobulbes cylindriques mesurant jusqu’à 1 m © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire de Nouvelle-Guinée où elle pousse épiphyte sur les branches les plus exposées des arbres des forêts humides à proximité des cours d’eau, jusqu’à environ 1000 m d’altitude.

Le nom de genre est la combinaison des noms grecs “δένδρον” (dendron) = arbre et “βίος” (bios) = vie, en référence aux nombreuses espèces du genre qui vivent sur les arbres ; le nom d’espèce est la combinaison du mot grec “κοχλίας” (cochlias) = escargot et du suffixe “-οειδής” (-oeidés), de “εἶδος“ (êidos) = forme, aspect, en référence aux pétales tordus en spirale.

Noms communs : shell-like dendrobium (anglais).

Dendrobium cochliodes Schltr. (1912) est une espèce épiphyte aux pseudobulbes cylindriques pouvant dépasser 1 m de longueur pourvus dans leur moitié supérieure de feuilles alternes, distiques, oblongues-elliptiques, coriaces, de couleur vert clair brillant au-dessus, opaque au-dessous.

Inflorescences racémeuses à partir des nœuds supérieurs généralement dressées, longues de 20 à 40 cm, portant de 15 à 30 fleurs de 4 à 5 cm de diamètre, de couleur jaune nimbée ou veinée de marron.

Sépales linéaires-lancéolés à l’apex pointu, tordus, longs d’environ 2,2 cm et larges de 0,7 cm, les deux latéraux sont fusionnés ensemble à la base de colonne et forment une sorte d’éperon conique (mentum), pétales pratiquement dressés, linéaires-spatulés à l’apex pointu, tordus plusieurs fois, longs d’environ 3,8 cm et larges de 0,3 à 0,4 cm, labelle trilobé, long de 3 cm et large de 1,5 cm, aux lobes latéraux dressés sur les côtés de la colonne et au lobe médian oblong à l’apex rétrofléchi.

Les fleurs sont de longue durée, 4 à 6 semaines.

La reproduction se fait par semis, in vitro, et par division, à effectuer à la reprise végétative, de chaque section pourvue d’au moins 3 ou 4 pseudobulbes.

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Les splendides inflorescences racémeuses peuvent atteindre les 40 cm, avec 30 fleurs de 4 à 5 cm, aux pétales torsadés caractéristiques qui ont donné le nom à l’espèce © Giuseppe Mazza

Espèce rare en culture aux fleurs particulièrement attrayantes, exigeant une luminosité élevée, voire quelques heures de soleil direct le matin, des températures moyennes à élevées en été, 22 à 32 °C, légèrement plus basses en hiver, avec des valeurs minimales nocturnes non inférieures à 16 °C, une humidité élevée, 70 à 85 %, et un mouvement constant de l’air. Arrosages réguliers pendant la croissance, puis réduits en hiver jusqu’à la reprise végétative, en utilisant de l’eau de pluie, de l’eau déminéralisée ou osmosée ; pour les apports d’engrais, au printemps et en été, on préférera des produits équilibrés hydrosolubles, contenant des oligoéléments, au quart de la dose mentionnée sur l’emballage. Elle est habituellement cultivée en pots ou en paniers sur un substrat aéré et drainant constitué de fragments d’écorce ou de fibre de coco et de charbon de bois de calibre moyen. Les rempotages, si nécessaire, seront effectués à la reprise végétative. L’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau international).

Synonymes : Dendrobium ruidilobum J.J.Sm. (1934) ; Durabaculum cochliodes (Schltr.) M.A.Clem. & D.L.Jones (2002) ; Durabaculum ruidilobum (J.J.Sm.) M.A.Clem. & D.L.Jones (2002).

 

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