Dendrobium taurinum

Famille : Orchidaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

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Dendrobium taurinum croît épiphyte à basse altitude, souvent dans les forêts de mangrove, des Philippines et des Moluques. Très appréciée en culture, a donné naissance à divers hybrides © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire des Philippines et des Moluques où elle croît épiphyte, souvent dans les forêts de mangrove, à basse altitude.

Le nom de genre est la combinaison des mots grecs "δένδρον" (dendron) = arbre et "βίος" (bios) = vie, en référence aux nombreuses espèces du genre qui vivent sur les arbres ; le nom d’espèce est l’adjectif latin "taurinus, a, um" = taureau, en référence aux fleurs qui ressemblent à la tête d’un taureau.

Noms communs : bull orchid, bullface orchid (anglais).

Dendrobium taurinum Lindl. (1843) est une espèce épiphyte aux pseudobulbes cylindriques légèrement comprimés, mesurant plus de 1,5 m de long et 1,5 à 2,5 cm de diamètre, pourvus, dans la moitié supérieure, de feuilles oblongues-elliptiques, de 6 à 15 cm de long et 4 à 5 cm de large, coriaces, de couleur vert foncé brillant.

Inflorescences racémeuses à partir des nœuds supérieurs, dressées, longues de 10 à 50 cm, portant de nombreuses fleurs d’environ 6 cm de diamètre aux sépales blanc crème ou blanc verdâtre, aux pétales de couleur lavande à pourpre foncé et au labelle blanc nuancé de pourpre sur les bords. Sépale dorsal presque triangulaire à l’apex pointu recourbé, long d’environ 3 cm et large de 1, sépales latéraux triangulaires à l’apex pointu recourbé, longs de 4 cm et large de 1,5, fusionnés à la base de la colonne pour former une sorte d’éperon (mentum) conique mesurant jusqu’à 2 cm.

Pétales linéaires, dressés, torsadés, longs d’environ 4 cm, labelle trilobé, long de 3,5 cm et large de 2,5, parcouru, à la base, de trois lamelles, avec un lobe moyen à la marge crépue.

La reproduction se fait par semis, in vitro, par micropropagation et par division, devant être effectuée à la reprise végétative, à partir de chaque section pourvue d’au moins 3 ou 4 pseudobulbes.

Espèce appréciée des collectionneurs en raison des délicates nuances de couleur de ses fleurs de longue durée, 4 à 6 semaines, et largement utilisée dans les hybridations, nécessitant une luminosité élevée, des températures moyennes à élevées en été, 24 à 32 °C, avec une humidité de 70 à 85 %, des températures moyennes plus fraîches en hiver, avec des minima nocturnes supérieurs à 16 °C ; en toutes saisons un mouvement d’air permanent est indispensable. Pendant la période de croissance des pseudobulbes les arrosages devront être réguliers et abondants, plus réduits en hiver jusqu’à la reprise végétative, en utilisant, pour les arrosages et les nébulisations, de l’eau de pluie, de l’eau osmosée ou déminéralisée. Les apports d’engrais, pendant la période végétative, distribués de manière appropriée et alternée de manière à éviter l’accumulation de sels, devront être effectués de préférence avec des produits équilibrés hydrosolubles, contenant des oligoéléments, à la moitié ou au quart de la dose recommandée sur l’emballage.

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Les pseudobulbes peuvent dépasser un mètre et demi et les inflorescences 50 cm. La fleur, vu ici de face et de côté, a environ 6 cm de diamètre © Giuseppe Mazza

Elle est généralement cultivée en pot, de préférence en terre cuite, sur un substrat particulièrement drainant et aéré qui peut être constitué de fragments d’écorce ou de charbon de bois de calibre moyen, avec ajout possible de matériaux inertes pour améliorer le drainage ; elle peut également être montée sur écorce, troncs, radeaux de liège ou de racines de fougères arborescentes. Transplantations et rempotages, lorsque cela est nécessaire, doivent être faits à la reprise végétative, signalée par l’apparition de nouvelles racines.

L’espèce est inscrite à l’annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau international).

Synonymes : Callista taurina (Lindl.) Kuntze (1891) ; Durabaculum taurinum (Lindl.) M.A.Clem. & D.L.Jones (2002).

 

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