Gaillardia aristata

Famille : Compositae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Michel Olivié

 

 

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Facile à cultiver en plein soleil et sur terrains bien drainés. Elle résiste à -30 °C et fleurit 2 mois © Giuseppe Mazza

Cette espèce est originaire du Canada (Colombie Britannique et Saskatchewan) et des États-Unis (Colorado, Idaho, Minnesota, Montana, Dakota du Nord, Oregon, Utah et Washington) où elle pousse principalement sur des versants semi-arides des Montagnes Rocheuses et dans les prairies.

Le genre est dédié au magistrat et académicien français Gaillard de Charentonneau, mécène et amateur passionné de botanique du XVIIIe siècle ; le nom de l’espèce est tiré du latin « arista » = barbe (de l’épi), par allusion au pappus de cette plante qui est doté de longues soies semblables à des barbes d’épis.

Noms communs : bearded gaillardia, blanket-flower, bristly gaillardia, brown-eyed Susan, common blanket flower, indian blanket, whole-coloured gaillardia (anglais).

La Gaillardia aristata Pursh. ( 1814 ) est une plante herbacée sempervirente, cespiteuse, à la tige simple ou peu ramifiée, cannelée, tomenteuse et haute de 20 à 70 cm.

Ses feuilles sont alternes, d’un vert grisâtre et recouvertes d’un duvet dense. Elles ont une nervure centrale saillante de couleur blanche. Celles qui sont basales sont portées sur un pétiole long de 5 à 15 cm et peuvent être oblongues ou spatulées. Elles ont de 5 à 15 cm de long et de 0,5 à 3 cm de large et un bord entier, irrégulièrement denté ou lobé. Celles qui se situent le long de la tige sont sessiles (dépourvues de pétiole), généralement lancéolées ou oblongues, avec un bord entier ou denté, rarement pennatifides.

L’inflorescence est terminale, solitaire, de 8 à 10 cm de diamètre et portée sur un pédoncule long de 20 à 40 cm : c’est le capitule typique des Compositae constitué d’une multitude de fleurs sessiles insérées en spirale sur une base arrondie, le réceptacle, entourée par un involucre constitué de bractées imbriquées, souvent tournées vers l’arrière, linéaires, lancéolées, hérissées et longues d’environ 1 cm.

Les fleurs de l’anneau extérieur, dites fleurs du rayon, au nombre 10 à 18, sont longues de 2 à 3,5 cm, de couleur jaune, parfois pourpre ou rougeâtre à leur base, avec une corolle constituée de cinq pétales soudés ensemble en forme de coin avec une extrémité trilobée. Les fleurs du rayon sont stériles et ont pour fonction d’attirer l’attention des pollinisateurs, comme les pétales d’une fleur simple. À l’intérieur de l’anneau se trouvent les fleurs fertiles, dites fleurs du disque, au nombre de 60 à 120, avec une corolle tubulaire de 5 à 7 mm de long et 0,5 à 1,5 mm de diamètre, de couleur jaune vif, avec un bord rouge pourpre à cinq lobes, hautes de 1 à 2 mm et velues.

Les fruits, qui contiennent une seule graine et sont appelés akènes chez les Compositae sont velus, longs d’environ 4 mm et surmontés du pappus, le calice modifié de la fleur, constitué par une couronne de 5 à 8 écailles membraneuses longues de 6 mm, blanches , avec des apex rétrécis et pointus semblables à des barbes d’épis. Le pappus a pour fonction de faciliter la dispersion des fruits.

Les fleurs du disque sont bisexuées mais présente le phénomène de la protandrie ; les organes mâles, les anthères, mûrissent avant les organes femelles, les stigmates, ce qui empêche l’autopollinisation et favorise la fécondation croisée, un procédé qui est commun à la presque totalité des Compositae. Après la chute des fleurs du rayon le réceptacle continue à croître et tend en se combinant avec les fleurs du disque à prendre un aspect globuleux.On reproduit cette plante au moyen de ses graines ou par division. Elle s’autodissémine généralement avec facilité.

C’est une espèce vigoureuse et facile à cultiver qui préfère une exposition en plein soleil et des terrains bien drainés ; dans des sols humides en permanence, en effet, elle dépérit et meurt rapidement. Elle convient bien pour des bordures, des parterres colorés et des jardins de désert et de rocaille.

Sa période de floraison est longue, environ deux mois. Elle supporte bien les hautes comme les basses températures et peut résister jusqu’à – 30 °C. Elle présente une bonne résistance à la sécheresse et aux embruns.

Depuis un certain temps, toutefois, sa culture a été remplacée par celle de ses hybrides avec la Gaillardia pulchella, appelés Gaillardia × grandiflora ( photo ) dont les fleurs sont plus grandes et durent plus longtemps, que ce soit sur la plante ou une fois coupées, qui présentent diverses graduations de couleurs et dont la période de floraison est plus longue et va de juin à octobre.

Elle est adaptée également à la culture en pot, à condition de tenir compte de ses besoins en ce qui concerne l’exposition et le substrat. Le contact avec les feuilles et les tiges peut provoquer des réactions allergiques chez des personnes particulièrement sensibles. Toutes les parties de cette plante ont eu dans le passé diverses utilisations en médecine populaire.

Synonymes : Gaillardia bicolor Pursh (1813) Virgilia grandiflora Nutt. (1813) ; Polatherus scaber Raf. (1818) ; Gaillardia perennis Loisel. (1821) ; Gaillardia rustica Cass. (1821) ; Gaillardia roezli Regel (1875) ; Gaillardia bracteosa Standl. (1912) ; Gaillardia hallii Rydb. (1915).

 

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