Macrolepiota procera

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Texte © Pierluigi Angeli

 

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Traduction en français de Bruno Scaramella

 

 

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La lépiote élevée ou coulemelle est une excellente comestible © Giuseppe Mazza

Famille : Agaricaceae Chevallier (1826)

Genre : Macrolepiota Singer (1948)

Section : Macrolepiota Bon (1981)

Sous-section : Macrolepiota Bon (1981)

Macrolepiota procera (Scopoli : Fries) Singer (1948)

Son nom vient du latin “procerus” qui signifie grand, qui a poussé davantage ou qui est élancé ; ce champignon est vulgairement appelé en Italie “mazza di tamburo” à cause de la forme qu’il évoque lorsque son chapeau est encore fermé, semblable aux baguettes utilisées pour jouer du tambour.

Description du genre

Le genre Macrolepiota se caractérise par des carpophores à la silhouette tricholomoïde ou collybioïde, avec un stipe central long et bulbeux à la base ; l’insertion des lames, libre au pied, comporte souvent un collarium. Les carpophores sont plutôt solides même si leurs dimensions varient. Toutefois, le rapport qui existe entre le diamètre du chapeau et le pied du champignon est toujours ± constant. Le chapeau a une surface squameuse, écaillée, floconneuse, avec une zone discale lisse et une marge qui n’est jamais striée. Le stipe et le chapeau ne sont pas visqueux mais toujours secs ; le stipe peut être décoré ou non et comporter un anneau mobile simple ou double. Les spores en masse sont soit blanches soit rose pâle.

Description de l’espèce

Chapeau : diamètre de 10 à 30 (40) cm, très charnu, il est ovoïde au début puis il devient campanulé avant de s’élargir en forme de parasol avec un ombone, obtus et large, de couleur blanchâtre ou beige et qui est plus foncé au milieu. Sa marge possède une consistance cotonneuse-fibreuse avec une cuticule qui se désagrège en de grandes squames brun-marron qui tombent facilement en laissant apparaître la blancheur sous-jacente.

Lames : elles sont libres au niveau du stipe qui est muni d’un collarium. Serrées les unes aux autres bien qu’étant larges, les lames se détachent aisément de la chair du chapeau. Elles s’alternent avec des lamelles. Leur arête est entière, régulière et de couleur blanche ou blanc crème.

Stipe : 10-40 x 1,5-4 cm, il est élancé, cylindriforme, atténué dans sa partie supérieure mais bulbeux à la base. Le stipe est fistuleux, brun clair, recouvert par des squames fibrilleuses brun foncé qui suivent une disposition concentrique. L’anneau est haut, épais, double, coulissant sur le stipe, blanc dans sa partie supérieure et foncé dans sa partie inférieure. Marge dédoublée.

Chair : ferme, épaisse au centre, de couleur blanche immuable, un peu spongieuse. Son odeur est légèrement fongique et sa saveur est douce.

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Macrolepiota procera : basides, cheilocystides, pileipellis et spores © Pierluigi Angeli

Habitat : c’est une espèce ubiquitaire qui pousse dans les près et dans les bois de feuillus et de conifères ainsi que dans les clairières. On la trouve dans la plaine comme dans la montagne, l’été comme l’automne. C’est une espèce plutôt commune.

Comestibilité : c’est un très bon comestible, on n’en mange généralement que le chapeau même si son anneau est aussi excellent quand il est consommé cru en salade. On apprécie aussi beaucoup la poudre issue du stipe séché.

Spores : lisses, dextrinoïdes, métachromatiques, à paroi épaisse avec un pore germinatif proéminant, 12,75-20,00 x 8,10-11,25 µm. Sporée blanchâtre ou crémeuse.

Basides : ils sont clavés avec des stérigmes qui mesurent jusqu’à 5-5,5 µm, tétrasporiques mais aussi bisporiques.

Cheilocistides : clavés irrégulièrement, parfois ventrus, certains sont cloisonnés.

Remarques : il s’agit d’une espèce qui se démarque des autres par son aspect, elle est sans doute la Macrolepiota la plus connue. On la reconnaît aisément à cause de ses dimensions importantes ; son chapeau peut atteindre 40 cm de diamètre alors que son stipe, très élancé, est bien plus long que le diamètre du chapeau lui-même. Il est décoré d’une zébrure typique.

On peut le confondre avec la Macrolepiota olivascens qui, cependant, possède une sporée rose pâle et des lames qui virent au vert à la maturité ou au toucher, ou avec la Macrolepiota fuliginosa qui elle, a des squames plutôt labiles sur un chapeau brun fuligineux et des décorations sur le stipe qui sont presque noires au niveau de la base. Même si elle fait partie d’une autre Section, la Macrolepiota rachodes pourrait prêter à confusion bien qu’elle soit de taille plus petite, a un stipe lisse, ne possède pas de décorations et, à la maturité ou à la manipulation, elle vire au brun rougeâtre comme sa chair blanche qui vire au rouge vineux lorsqu’on la coupe, au niveau du stipe notamment.

Basionyme : Agaricus procerus Scopoli (1772)

Synonymes : Agaricus annulatus Lightfoot (1777) ; Agaricus colubrinus Bulliard (1782) ; Agaricus antiquatus Batsch (1783) ; Agaricus procerus Scopoli : Fries, (1821) ; Lepiota procera (Scopoli : Fries) Gray, (1821) ; Amanita procera (Scopoli) Fries (1836) ; Mastocephalus procerus (Scopoli : Fries) Patouillard, (1900) ; Lepiotophyllum procerum (Scopoli) Locquin (1942)

 

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Les archives photographiques de Giuseppe Mazza

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