Malleola baliensis

Famille : Orchidaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Serge Forestier

 

 

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Malleola baliensis est une petite épiphyte à la tige cylindrique entourée de feuilles coriaces © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire de Bornéo, des Philippines, de Java, de Malaisie péninsulaire, des Petites îles de la Sonde, de Singapour, de Sulawesi et de Thaïlande où elle croît sur les arbres des forêts humides, depuis le niveau de la mer jusqu’à environ 1000 m d’altitude.

Le nom de genre dérive du latin "malleolus" = petit marteau, en référence à la forme de la colonne ; le nom d’espèce est l’adjectif latin "baliensis" = de Bali, en référence au lieu d’origine du specimen à partir duquel a été décrite l’espèce.

Malleola baliensis J.J.Sm. (1920) est une espèce épiphyte monopodiale à la tige presque cylindrique, entourée par les bases foliaires imbriquées, et aux feuilles alternes, distiques, entières, coriaces, oblongues-elliptiques à l’apex à deux lobes inégaux, de couleur vert foncé imprégnée de rouge pourpre, mesurant jusqu’à environ 10 cm de long.

Inflorescence racémeuse pendante longue d’environ 9 cm portant de nombreuses fleurs minuscules, d’environ 1,25 cm de diamètre, aux sépales libres concaves et incurvés vers l’avant de couleur jaune avec des nuances de rouge pourpre sur le bord, pétales plats jaunes et labelle trilobé blanc à lobes latéraux dressés et lobe médian linéaire lancéolé, à l’apex pointu et rétrofléchi, pourvu d’une crête au centre et d’une sorte d’éperon sacciforme à la base.

La reproduction se fait par semis, in vitro ; au niveau amateur on peut la multiplier en enlevant la partie terminale de la tige, munie de feuilles et de racines, et en la plaçant dans un substrat maintenu légèrement humide dans un environnement avec une humidité atmosphérique élevée et une température de 24 à 26 °C ; la partie basale va produire une nouvelle tige.

Orchidée miniature plutôt rare en collections et de culture pas particulièrement facile qui peut fleurir plusieurs fois par an, exige une luminosité élevée, mais pas d’ensoleillement direct, des températures moyennes à élevées, 22 à 30 °C, une humidité élevée, 70 à 85 %, et une bonne et constante ventilation .

Les arrosages doivent être réguliers, en laissant partiellement sécher avant de remettre de l’eau, en utilisant, même pour les nébulisations, de l’eau de pluie, de l’eau osmosée ou déminéralisée à température ambiante.

Les apports d’engrais, convenablement alternés avec les arrosages afin d’éviter l’accumulation de sels au niveau des racines, doivent être effectués en utilisant des produits équilibrés hydrosolubles au quart de la dose recommandée par le fabricant.

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L’inflorescence pendante, longue d’environ 9 cm, porte de nombreuses fleurs minuscules de 1,25 cm de diamètre. Rare en collections et de culture pas facile © G. Mazza

Elle est généralement montée sur de petites branches, des morceaux d’écorce ou des radeaux de liège, avec un peu de sphaigne à la base pour garder l’humidité ; elle peut aussi être cultivée en pot sur une substrat drainant et aéré qui peut être constitué de fragments d’écorce de calibre moyen et de sphaigne. Transplantations et rempotages doivent être faits lorsque cela est strictement nécessaire à la reprise végétative, signalée par l’apparition de nouvelles racines.

L’espèce est inscrite à l’Annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau international).

 

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