Spondias purpurea

Famille : Anacardiaceae

Texte © Pietro Puccio

 

 

Traduction en français par Michel Olivié

 

 

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La Spondias purpurea peut atteindre 25 m de haut . Elle a des fruits comestibles et des vertus médicinales © Giuseppe Mazza

Cette espèce est originaire du Belize, du Costa Rica, de l’Équateur, du Salvador, du Guatemala, du Honduras, du Mexique, du Nicaragua et du Panama où elle vit dans les forêts semi-caduques jusqu’à environ 1.200 m d’altitude dans des zones caractérisées par un climat aux saisons nettement marquées.

Le nom du genre est celui en grec de la prune en raison de la ressemblance des fruits avec ceux de la Prunus domestica ; le nom de l’espèce est l’adjectif latin « purpureus, a, um » = poupre, par référence à la couleur des fleurs.

Noms communs : hog-plum, Jamaica plum, purple mombin, red mombin, scarlet plum, spanish plum ( anglais ), cirouelle, mombin rouge, prune d’Espagne, prunier des Antilles ( français ), ameixa da Espanha, caja, ciruela, cirigüela, imbu, imbuzeiro, serigüela ( portugais ), cirgüelo, ciruela colorada, ciruela espanola, ciruela mexicana, ciruela morada, ciruelo, hobo, jocote, jocote comun, jocote de verano, ovo, yocote ( espagnol ), rote Mombinpflaume, spanische Pflaume ( allemand ).

La Spondias purpurea L. ( 1762 ) est un arbuste ou un petit arbre à feuilles caduques, polygame-dioïque ou dioïque ( qui porte sur le même individu à la fois des fleurs hermaphrodites et des fleurs unisexuées ou seulement des fleurs unisexuées sur des individus différents ), assez variable, haut de 8 à 15 m – mais, quand il est cultivé, il est maintenu à une taille plus basse - , au tronc droit et plutôt court, très ramifié, à l’écorce grisâtre, lisse chez les plantes jeunes puis verruqueuse et fissurée longitudinalement et aux branches particulièrement fragiles. Les feuilles sont alternes, imparipennées, longues de 8 à 26 cm, composées de 5 à 25 folioles elliptiques à lancéolées, aux bords entiers ou légèrement dentelés, longues de 2 à 5 cm et larges de 1,5 à 2,5 cm, de couleur vert vif en partie supérieure et vert pâle sur la face inférieure. Les inflorescences, portées sur des branches d’un an et dépourvues de feuilles, sont des panicules axillaires pubescents longs de 3 à 8 cm qui portent des fleurs qui ont 4 à 5 pétales de couleur rouge ou pourpre longs de 3 à 8 mm et 8 à 10 étamines. Les fruits sont des drupes de formes diverses, ovoïdes, oblongues ou piriformes, de couleur habituellement rouge ou pourpre, parfois jaune à orange, longues de 2,5 à 5 cm, lisses et brillantes, qui ont une pulpe jaunâtre, juteuse, fibreuse, au goût agréable et plus ou moins acidulé. L’endocarpe, ligneux , oblong et de 1, 5 à 3 cm de long, contient jusqu’à 5 graines qui ne se forment que rarement, étant donné que les fruits se développent habituellement par parthénocarpie. On la reproduit presque uniquement au moyen de boutures, qui s’enracinent facilement, en utilisant des branches de 1 à 2 ans de 0,6 à 2 m de long et de 4 à 6 cm de diamètre coupées avant l’apparition des feuilles, laissées dans l’obscurité pendant environ une semaine et enterrées à une profondeur d’environ 30 cm. La première fructification survient au bout de 2 à 3 ans.

C’est l’espèce la plus appréciée et la plus populaire du genre Spondias, cultivée depuis des temps reculées elle est aujourd’hui répandue de Mexique au Brésil, dans les Caraïbes et dans d’autres pays tropicaux comme les Philippines et le Nigeria et ses fruits se trouvent facilement sur les marchés. On la cultive dans les zones au climat tropical et, marginalement, subtropical caractérisées par une saison sèche bien marquée, à défaut de quoi elle fructifie peu ou pas du tout. Des températures aux alentours de 0 °C , même de très courte durée, l’endommagent gravement. Elle n’est pas particulièrement exigeante en ce qui concerne le sol, même s’il est pauvre, à condition qu’il soit bien drainé.

La pulpe du fruit est consommée fraîche, bouillie ou séchée au soleil ou encore sous forme de jus, de gelées ou de confitures ou bien utilisée pour préparer des boissons alcoolisées. Les feuilles jeunes sont consommées crues ou cuites comme légume. Le principal ennemi est représenté par les mouches des fruits ( surtout Ceratitis capitata Wiedemann, 1824 et Anastrepha ludens, Loew, 1873 ) qui peuvent provoquer de sérieux dégâts et réduire leur production. Cette plante est souvent utilisée, du fait de la facilité avec laquelle on la reproduit, pour réaliser des barrières de limite.

La résine qui suinte du tronc est employée localement comme colle. Les feuilles et l’écorce sont utilisées sous forme de décoction dans la médecine populaire pour diverses pathologies.

Sinónimos : Spondias myrobalanus L. (1759) ; Spondias myrobalanus Jacq. (1763) ; Spondias cirouella Tussac (1824) ; Spondias crispula Beurl. (1854) ; Warmingia pauciflora Engl. (1874) ; Spondias macrocarpa Engl. (1876) ; Spondias mexicana S. Watson (1887) ; Spondias purpurea var. munita I.M. Johnst. (1949).

 

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