Zosterops japonicus

Famille : Zosteropidae

 

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Texte © Dr. Davide Guadagnini

 

 

Traduction en français par Catherine Collin

 

 

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Originaire du Japon, le Zostérops du Japon est devenu invasif sur l’archipel d’Hawaï © Giuseppe Mazza

Le Zostérops du Japon ( Zosterops japonicus – Temmink e Schlegel 1847 ) est un petit oiseau qui fait partie, avec d’autres espèces du même genre, du groupe dit « des oiseaux à lunettes ». Il appartient au grand ordre des Passériformes (Passeriformes), à la famille des Zosteropidae, au genre Zosterops et à l’espèce Zosterops japonicus. Si contano 8 sottospecie ed alcune varianti geografiche.

On compte 8 sous-espèces et quelques variantes géographiques. Le nom de genre « zosterops » vient de « zoster » = ceinture, bordure et de « op- » = voir, pour le petit cercle de plumes blanches caractéristique qui entoure son œil. Le terme « japonicus » = du Japon, en latin, fait référence à la région d’origine de l’espèce.

Zoogéographie

L’aire de répartition naturelle de cette espèce, comme le dit son nom, est le Japon où il est communément répandu mais il est également présent à Taïwan, en Chine orientale et dans le nord des Philippines. Une partie de la population entreprend des migrations qui l’amènent à passer les hivers au Myanmar (Birmanie), sur l’île de Hainan (extrémité méridionale de la Chine) et au Vietnam. Il a été introduit sur l’île d’Oahu (1929) d’où il s’est répandu dans tout l’archipel d’Hawaï devenant l’espèce de volatile terrestre la plus répandue de l’archipel !

Son impact sur les populations aviaires autochtones s’est révélé négatif puisqu’il a véhiculé de nouveaux parasites aviaires et parce qu’il est devenu un rival alimentaire pour certaines espèces occupant les mêmes niches écologiques à tel point qu’ont été créés des programmes d’éradication de l’espèce de certains habitats importants pour la conservation d’espèces endémiques.

Écologie-Habitat

Cette espèce semble avoir un rôle actif dans la pollinisation des fleurs de certaines plantes et aussi comme disséminateur de graines variées. Il se déplace en sautillant dans le feuillage à la recherche de proies ou d’autres nourritures. Il ne se pose que rarement à terre. Ce petit oiseau fréquente tous les types d’habitats boisés ou de buissons du niveau de la mer jusqu’à environ 3 000 mètres d’altitude, il est également présent dans les parcs et les jardins. C’est une espèce confiante qui accepte volontiers de se nourrir dans les mangeoires mises à disposition par l’homme. Malgré son aspect paisible, c’est une espèce plutôt agressive et rustique qui n’a eu aucune difficulté à coloniser de nouveaux habitats.

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Il peut atteindre 13 g et 12 cm, se nourrissant d’insectes, de baies et de nectar. Il a un anneau péri-oculaire blanc © Giuseppe Mazza

Au Japon c’est un oiseau très populaire aussi bien comme animal de compagnie (tenu en cage pour son chant mélodieux) que pour être souvent représenté par les artistes nippons. Plus de 80 espèces appartiennent au groupe dit « oiseaux à lunettes ». Elles ne sont pas toutes aussi communes que le Zosterops japonicus ; une vingtaine d’espèces sont considérées en danger d’extinction et quelques-unes considérées comme déjà éteintes.

Morpho-physiologie

Le zostérops du Japon est un petit oiseau pesant 9-13 g et mesurant 10-12 cm de longueur. Les parties supérieures du corps sont de couleur vert-olive pour la tête, le cou et les flancs ; les ailes et la queue sont verdâtres. Le vert devient plus jaunâtre sur les parties inférieures du corps comme la gorge et le dessous de la queue. Le ventre, du dessous de la gorge à la queue, est de couleur gris clair-blanchâtre ; cette couleur « pénètre » légèrement latéralement au niveau du bord dorsal de l’aile fermée. Les rémiges primaires et les rectrices sont nuancées en brun-grisâtre et sont plus foncées que le reste de la livrée. Le typique anneau de plumes blanches péri-oculaire entoure l’œil pratiquement dans sa totalité s’interrompant légèrement à la commissure médiane. L’œil a un iris brun. Les ailes sont arrondies, la queue a une forme plutôt carrée. Les pattes sont grises et robustes. Le bec, mince mais robuste et pointu est gris-noirâtre avec la base de la mandibule inférieure grise. Les deux sexes sont semblables. La conformation de cet oiseau le rend apte à accomplir des acrobaties, des sauts et souvent, à se pendre la tête en bas surtout lorsqu’il est à la recherche d’insectes et d’araignées qu’il réussit à extraire des endroits et des anfractuosités les mieux cachés.

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Sympathique, acrobate, beau et mélodieux, mais également agressif © G. Mazza

Éthologie-Biologie reproductive

L’espèce a une tendance marquée à vivre en groupes pouvant comprendre des centaines d’individus des deux sexes. Elle a des habitudes nettement arboricoles et se nourrit principalement d’insectes mais aussi de certains fruits et baies. Son régime alimentaire inclut également le nectar de fleurs qu’il est capable de recueillir habilement grâce à la conformation anatomique en « pinceau » de sa langue. Les groupes de zostérops du Japon peuvent également se joindre à d’autres espèces d’oiseaux lors de la recherche de nourriture. À l’intérieur des groupes s’établissent des relations hiérarchisées. Ils prennent grand soin de leur plumage et souvent les membres d’un même groupe se nettoient et se lissent mutuellement les plumes.

Pendant la saison des amours les groupes se divisent en couples et les mâles occupent un territoire personnel et le défendent, principalement par l’intermédiaire du chant.

Les congénères sont de toute façon chassés activement. Le nid est bâti à des hauteurs variées depuis le sol et a la forme d’une petite coupe classique de 5-6 cm de diamètre et de 4-5 cm de hauteur. Le nid a généralement une texture fine, étant réalisée avec des filaments végétaux fins, lichens, mousses, radicelles, toiles d’araignées, poils. Il est généralement fixé à la fourche d’une branche. La couvée est généralement constituée de 3-4 œufs blancs, lisses et de forme elliptique. L’incubation dure 11-12 jours.

Les petits naissent avec les yeux fermés et les ouvrent vers 5 jours ; le bec est initialement jaune. À la naissance ils sont nus mais l’emplumage a lieu rapidement. Les premiers jours, les nouveau-nés sont nourris uniquement d’insectes et vers 5-6 jours des aliments d’origine végétale sont intégrés au régime. La croissance est très rapide et les oisillons quittent le nid à 10-12 jours bien qu’ils ne sachent pas encore voler. Les jeunes, au moment de l’envol, sont dépourvus des caractéristiques « lunettes blanches » qui apparaîtront peu de temps après (dans leur premier mois). A 20-25 jours, les jeunes sont indépendants et à environ 1 mois ils seront chassés par les parents qui commenceront les préparatifs pour une nouvelle couvée, le couple pouvant avoir jusqu’à 5 couvées en une seule saison. Les jeunes tendent à s’unir en groupes jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte, ce qui se produit généralement la saison de reproduction suivant la naissance.

Synonyme

Zosterops japonica -Temminck and Schlegel, 1847.

 

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